Fraude et sécurité dans les transports : nos priorités absolues

fraude-le-figaroAujourd’hui, seulement 10 % des amendes sont réellement payées. Cela tient au fait que les fraudeurs donnent de fausses adresses ou identités et que, légalement, les contrôleurs n’ont aucun moyen de les obliger à prouver leur identité. C’est la France ! Le rapport de la Cour des comptes de février 2016 intitulé La lutte contre la fraude dans les transports urbains en Île-de-France est sans appel. On y dénonce « un échec collectif » qui s’explique par l’ampleur du phénomène et, parallèlement, par l’absence quasi totale de résultats concrets dans la lutte contre cette fraude. Rappelons que ce qui n’est pas payé par les fraudeurs l’est par les contribuables, qui subissent ainsi une double peine. Cette inversion des rôles est scandaleuse et totalement anormale !

Nous ne devons plus accepter que des dizaines, des centaines de milliers de personnes se dispensent de participer au financement d’un service public dont elles sont, en tant qu’usagers, les premières à bénéficier. Lutter contre la fraude est un impératif économique, financier, moral… Au-delà, la fraude suscite un sentiment d’impunité chez les fraudeurs et d’exaspération chez les usagers honnêtes, exaspération à laquelle, les politiques, devraient être plus attentifs.

> L’intervention complète du Sénateur

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