Fraude et sécurité dans les transports : nos priorités absolues

fraude-le-figaroAujourd’hui, seulement 10 % des amendes sont réellement payées. Cela tient au fait que les fraudeurs donnent de fausses adresses ou identités et que, légalement, les contrôleurs n’ont aucun moyen de les obliger à prouver leur identité. C’est la France ! Le rapport de la Cour des comptes de février 2016 intitulé La lutte contre la fraude dans les transports urbains en Île-de-France est sans appel. On y dénonce « un échec collectif » qui s’explique par l’ampleur du phénomène et, parallèlement, par l’absence quasi totale de résultats concrets dans la lutte contre cette fraude. Rappelons que ce qui n’est pas payé par les fraudeurs l’est par les contribuables, qui subissent ainsi une double peine. Cette inversion des rôles est scandaleuse et totalement anormale !

Nous ne devons plus accepter que des dizaines, des centaines de milliers de personnes se dispensent de participer au financement d’un service public dont elles sont, en tant qu’usagers, les premières à bénéficier. Lutter contre la fraude est un impératif économique, financier, moral… Au-delà, la fraude suscite un sentiment d’impunité chez les fraudeurs et d’exaspération chez les usagers honnêtes, exaspération à laquelle, les politiques, devraient être plus attentifs.

> L’intervention complète du Sénateur

Biodiversité : un nouveau paradigme

La loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte, dont le Sénateur Louis NÈGRE a été l’un des rapporteurs, visait déjà à adapter notre économie aux nouvelles contingences climatiques et énergétiques. Désormais ce nouveau projet de loi, amendé par la Haute assemblée, introduit  une nouvelle vision, un nouveau paradigme qui bousculait les traditionnelles visions antérieures, voire un certain nombre de lobbies. Ce projet de loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages est pour moi complémentaire de la loi relative à la transition énergétique. Il participe, depuis les lois Grenelle, à la nouvelle grande politique publique en matière d’écologie que nous appelons de nos vœux, compte tenu de la dégradation accélérée et dramatique de notre « maison commune », pour reprendre l’expression tant du pape François que d’Hubert Reeves.

> Lire l’intervention du Sénateur